Performance n°14 Graphic Surgery

Erris et Gysbert se sont rencontrés en école d’art. Leur inclination commune pour les friches industrielles, les surfaces érodées, l'architecture moderne et les compositions abstraites les a tout de suite rapprochés. Et c’est en 1999, après leur première collaboration en sérigraphie, qu’ils ont initié leur travail à quatre mains. Travail qui, à l’image de leur culture, est urbain et graphique. Graphic Surgery, littéralement « chirurgie graphique » en français, est le nom qu’ils se sont choisis. Il décrit assez bien leur mode opératoire basé sur l’échantillonnage, le découpage et le collage d’images pour construire des éléments graphiques qui une fois assemblés créent une tension dynamique. Pour cela ils utilisent aussi bien les outils du street art comme la bombe aérosol et le pochoir que ceux du design graphique comme le dessin vectoriel et la retouche photo numérique ce qui leur vaut d’être associés au graffiti comme au graphisme. Le motif des grues de construction, par exemple, est récurrent dans leur travail. Ils s’intéressent à leur structure faite de lignes et d’intersections mais aussi à ce qu’elles symbolisent : le changement dans la ville. Les influences de Graphic Surgery vont du mouvement De Stijl avec des artistes comme Gerrit Rietveld, Piet Mondrian et Theo van Doesburg à l’action painting avec Franz Kline en passant par le le mouvement Cobra avec Karel Appel. Des artistes issus du graffiti comme Zedz ou Erosie avec lesquels ils ont collaboré, sont également pour eux une grande source d’inspiration. Ils ont exposé de nombreuses fois aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg

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